Allocution du secrétaire d’État Mike Pompeo à l’occasion de la cérémonie de prestation de serment

Département d’État des États-Unis
Secrétaire d’Etat, Mike Pompeo
Le 2 mai 2018

Je suis profondément et humblement touché. Merci beaucoup, Monsieur le Président, pour ces aimables paroles. Merci, Monsieur le Vice-Président, d’être ici aujourd’hui pour me rendre hommage en me faisant prêter serment. Merci, Monsieur l’Ambassadeur Lawler. Madame l’Ambassadrice Glendon, merci beaucoup. Je travaillais pour elle pour 7,50 $ de l’heure. (Rires.)

C’est un grand honneur d’avoir ici autant d’invités de marque, y compris plusieurs de mes collègues secrétaires du Cabinet et d’anciens collègues du Congrès. Je vous remercie d’être venus aujourd’hui. J’étais également ravi de voir l’administrateur de l’USAID, Mark Green. J’ai hâte de travailler avec vous.

Je souhaite d’abord remercier Dieu de cette opportunité et des nombreuses bénédictions dont Il m’a gratifié dans ma vie. Ma femme Susan et mon fils Nick en sont deux des exemples les plus remarquables. Ils sont mes plus grands fans, la plupart du temps. (Rires.) Et ils ont fait preuve à mon égard d’un soutien indéfectible tout au long de mon processus de confirmation, et à toutes les autres étapes de ma carrière au sein de la fonction publique. Je vous aime tous deux de tout cœur, vraiment. (Applaudissements.)

Je tiens à remercier John Sullivan, le secrétaire adjoint Sullivan. Où est John ? Là-bas. John, merci. Merci de votre service au cours de cette période intérimaire. (Applaudissements.)

Monsieur le Président, je tiens également à vous remercier. Vous m’avez confié la lourde et incroyable responsabilité de servir le peuple américain, d’abord en tant que directeur de la CIA, et maintenant, en tant que secrétaire d’État. Cette responsabilité donne d’autant plus à réfléchir lorsque l’on considère les nombreuses menaces à la sécurité et à la prospérité américaines, ainsi qu’à notre liberté.

Monsieur le Président, je vous promets que mon équipe et moi-même nous efforcerons sans relâche de faire face à ces menaces. Nous emploierons la diplomatie dure quand elle s’avèrera nécessaire pour placer les intérêts du peuple américain d’abord. Je vais travailler pour assurer leur sécurité, pour préserver leurs droits, et défendre leurs valeurs. Et je ferai en sorte que les États-Unis soient toujours un leader respecté et fidèle à ses principes sur la scène internationale. (Applaudissements.)

Cette administration ne compte que 15 mois à son actif, et nous avons déjà fait des progrès remarquables en disant la vérité sur les défis auxquels nous sommes confrontés ; en les regardant bien en face ; en s’associant à des nations fortes, souveraines et indépendantes pour rendre les États-Unis et le monde plus prospères et plus sûrs. Nous avons porté atteinte au califat de Daech en Iraq et en Syrie. Nous l’avons fait grâce à un excellent travail diplomatique.

Nous sommes confrontés à tous les types d’hostilité iranienne, et nous sommes en train de décider des prochaines étapes concernant le Plan d’action global conjoint, qui est imparfait. Nous avons imposé des conséquences réelles à la Russie pour ses actes d’agression. Et nous allons bientôt déplacer notre ambassade en Israël à Jérusalem, des années plus tôt que prévu. (Applaudissements.)

Nous apportons l’équité et la réciprocité à nos relations économiques avec la Chine et nous protégeons également notre propriété intellectuelle. (Applaudissements.)

Et nous avons vu, lors de vos réunions la semaine dernière avec le président Macron et la chancelière Merkel, que nous continuons à défendre la force de nos alliances séculaires.

Mais il y a une chose de plus. À l’heure actuelle, nous avons une opportunité sans précédent de changer le cours de l’histoire dans la péninsule coréenne. J’insiste sur le mot « opportunité ». Nous en sommes au début de notre travail et le résultat est certainement encore inconnu. Mais une chose est certaine : cette administration ne répètera pas les erreurs du passé. Nos yeux sont grands ouverts. Il est temps de résoudre cela une fois pour toutes. Un mauvais arrangement n’est pas une option. Le peuple américain compte sur nous pour bien faire les choses.

Nous sommes attachés au démantèlement permanent, vérifiable et irréversible du programme nord-coréen d’armes de destruction massive, et nous devons le faire sans tarder.

À mes collègues ici présents, quand je dis que nous allons le faire, je veux dire « nous ». C’est un travail d’équipe, mené par le département d’État et l’ensemble du gouvernement des États‑Unis.

Monsieur le Président, lorsque vous m’avez proposé d’être le directeur de la CIA, j’ai eu l’honneur de diriger le meilleur corps du renseignement du monde. C’est avec beaucoup d’humilité que j’ai à présent l’honneur de pouvoir diriger le meilleur corps diplomatique du monde. (Applaudissements.)

Monsieur le Président, vous avez lu l’une des… une excellente citation du plus grand président originaire du Kansas. (Rires.) C’était une citation historique, mais pour être franc, les choses n’ont pas beaucoup changé depuis. J’ai travaillé comme officier de l’armée, comme membre du Congrès, comme directeur de la CIA, maintenant ici, au département d’État. Nous avons beaucoup à faire. Mais dans tous les postes que j’ai occupés, j’ai été témoin des compétences, de l’expertise et du patriotisme de nos professionnels des Affaires étrangères, qu’ils soient fonctionnaires ou agents du service extérieur, responsables politiques ou employés locaux, vous faites tout ce qu’il faut et plus pour vous assurer que les États-Unis soient une nation sûre et prospère et libre. Merci pour ça. (Applaudissements.)

Comme je l’ai dit, et je développerai cela plus en détails, je veux que le département d’État redevienne fier de lui-même et qu’il le montre. (Rires.) Nous avons besoin de nos hommes et de nos femmes sur les lignes de front, menant à bien la diplomatie américaine avec beaucoup de vigueur et d’énergie, et représentant la nation la plus belle de l’histoire de la civilisation. Nous devrions en être fiers, et je compte sur vous tous pour aider à la communication aux quatre coins de la planète.

Monsieur le Président, j’ai pleinement confiance dans le fait que mon équipe, ici, à Washington, et dans le monde entier, sous votre direction, est capable de mener á bien cette mission au profit du peuple américain, et qu’elle va le faire. Et j’ai hâte de travailler avec vous tous pour accomplir ce travail.

Vous savez tous que c’est un travail essentiel. C’est la raison pour laquelle vous êtes ici. C’est la raison pour laquelle je suis ici. J’ai hâte de le faire ensemble.

Merci à tous de l’accueil chaleureux que j’ai reçu lors de ces premiers jours. J’ai hâte de m’atteler à tout cela avec vous. Merci encore, Monsieur le Président, de votre confiance, de votre leadership et de votre foi en moi. Je vous remercie. (Applaudissements.)

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Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.